
Jusqu’à la moitié du XIX° Siècle, le papier était fabriqué à partir de vieux chiffons (lin, chanvre, coton).
Aujourd’hui, le moulin à papier utilise des vieux chiffons de coton, essentiellement pour les papiers de couleur (les jean’s  sont utilisés pour les papiers bleues…)
La pâte de lin et de chanvre est fabriquée à partir de « linters », plaques de cellulose compactée, extraite chimiquement du végétal lin et chanvre aux Papeteries Job à Saint Girons.
Sont utilisées également la cellulose extraite du crottin des éléphants, du crottin de cheval, la cellulose de paille de riz, de posidonie, de myscantus (herbe à éléphant), de rafles de raisins….
En cette année 2010, de nouveaux papiers vont être réalisés à base de cellulose de canne à sucre et de pieds de haricots.
Le broyage de la pâte est effectuée dans une machine appelée, la pile hollandaise, inventée fin du XVII° siècle en Hollande. Ce cylindre défibreur a remplacé progressivement la pile à maillets, inventée fin du XIII° siècle en Italie.
Le moulin de Brousses possède deux piles hollandaises installées par Paul Chaïla en 1877.
Le moulin utilise quotidiennement une pile hollandaise plus récente, fabriquée en 1999 à Capellades, en Catalogne espagnole.
Lors de la visite, est visible une autre machine imposante de 15 tonnes appelée, meuleton, constituée de trois meules en granit, machine installée en 1954.
Le moulin extrait chimiquement la cellulose de divers végétaux : fougère, lavande, ortie, feuilles de tilleuls Une de ses fabrications est le papier à base de rafles de raisins (grappes) pour les étiquettes de bouteilles de vin de notre terroir (Cru CABARDES).
L'ouvreur plonge la forme (tamis) dans la cuve à ouvrer afin de récupérer la pâte nécessaire à la fabrication d’une feuille. Il fait vibrer la forme pour que la pâte se répartisse sur tout le tamis. L'eau s'égoutte, les fibres se lient.
La porse est mise sous presse pour évacuer l'eau. Elle est ensuite montée au séchoir où les feuilles vont être levées et étendues sur des cordes.
Après le séchage, les feuilles étaient imperméabilisées pour que le papier ne soit pas buvard. Les feuilles sont trempées par le saleran dans une gélatine animale tiède. Après le passage, les feuilles sont mises a sécher.